Où compte-t-on le plus de voitures dans le Brabant wallon : dans les quartiers peu denses, ou dans les quartiers aisés ? Réponse au niveau du quartier, là où les moyennes communales ne voient plus rien.
On entend souvent
À la campagne, la voiture est obligatoire ; en ville, on s’en passe.
1À première vue
Du tissu le moins dense au plus dense, on passe de 15,4 à 11,1 voitures pour 10 ménages. Vu comme ça, la géographie semble tout dire.
2Mais à revenu égal
On associe volontiers la voiture à la géographie : la campagne l’imposerait, la ville permettrait de s’en passer. Les 455 secteurs statistiques d’au moins 100 ménages du Brabant wallon (90 % des ménages, hors cinq secteurs atypiques décrits en fin de page) montrent un lien de même force avec le revenu et avec la densité : avec le revenu du quartier, un lien fort (plus il est élevé, plus il y a de voitures) ; avec la densité, un lien fort (plus elle est élevée, moins il y a de voitures). Lisez la grille en diagonale : les quartiers aisés les plus denses comptent en moyenne 14,4 voitures pour 10 ménages (28 secteurs), à peu près autant que les quartiers modestes les moins denses, à 14,4 (24 secteurs).
À retenir
On entend souvent
Dans une même commune, on vit à peu près de la même façon.
1Vu de loin
À l’échelle des communes, la motorisation va de 10,2 à 16,8 voitures pour 10 ménages parmi ces 12 communes.
2Mais quartier par quartier
La moyenne communale lisse tout. Descendons d’un cran, au secteur statistique, le quartier tel que le recense Statbel. À Braine-l’Alleud, d’un quartier à l’autre de la commune, on passe de 7,3 à 18,3 voitures pour 10 ménages : un écart plus grand que celui qui sépare, sur leur moyenne, la commune la plus motorisée et la moins motorisée dans le Brabant wallon.
À retenir
Chaque chiffre de cette page est recalculé pour le Brabant wallon par un pipeline qui télécharge les fichiers officiels, enregistre leur empreinte et refait les additions. Rien n’est repris d’un communiqué ou d’un article.
Les voitures d’un ménage sont celles immatriculées au nom de ses membres, plus les voitures de société que les fiches fiscales (Belcotax) leur attribuent. Statbel signale qu’environ 150 000 voitures de société, surtout de flottes, échappent au décompte. La moyenne en tête de page porte sur tous les ménages ; la grille et le zoom, sur les secteurs d’au moins 100 ménages, dont le taux est plus stable.
Un secteur est classé selon le revenu médian par déclaration de ses habitants. Une case de la grille décrit donc des quartiers, pas des ménages : un ménage modeste d’un quartier aisé y compte avec ses voisins. Les liens se mesurent d’un secteur à l’autre, pas d’une commune à l’autre.
La planche I mesure la possession d’une voiture, pas le besoin d’en avoir une. Un ménage modeste sans voiture dans un quartier dense peut être libre ou contraint : la statistique fiscale et le parc automobile ne permettent pas de trancher.
Avec moins de 500 secteurs, une grille sur les cinquièmes wallons resterait presque vide. Les classes sont donc les tiers de densité et de revenu propres au Brabant wallon : la grille dit l’ordre interne du territoire, pas sa place en Wallonie.
Deux sortes de secteurs sortent de la grille et du zoom, mais restent dans la moyenne par ménage de la tête de page. Les quartiers de kots : au moins 12 % d’étudiants parmi les habitants (recensement 2021, contre 7 % pour le secteur wallon médian) et moins de 1,6 personne par ménage ; le revenu déclaré et les voitures n’y décrivent pas des ménages installés. Les secteurs où moins d’un ménage sur deux remplit une déclaration fiscale belge : le revenu et les voitures y échappent en partie à la statistique belge, comme autour du SHAPE, le quartier général de l’OTAN près de Mons, dont le personnel est largement exempté d’impôt belge et immatricule souvent ses voitures hors du répertoire belge. Secteurs écartés dans le Brabant wallon. Quartiers de kots : à Ottignies-Louvain-la-Neuve (Bicreau-Centre, Bruyere-Centre, Centre Sportif, Hocaille-Centre et Louvain-la-Neuve-Centre).
Quand deux chiffres montent et descendent ensemble d’une commune (ou d’un quartier) à l’autre, on parle de lien. Il peut aller dans un sens (l’un monte, l’autre aussi) ou en sens inverse (l’un monte, l’autre baisse). « Très fort » : l’un permet presque de deviner l’autre. « Faible » ou « presque aucun » : ils varient chacun de leur côté. Un lien ne dit jamais lequel cause l’autre. Seuils utilisés, sur un coefficient de corrélation compris entre −1 et +1 (de Pearson, ou de rang de Spearman quand des valeurs extrêmes pourraient tout tirer ; la note de chaque graphique le précise), en valeur absolue : très fort au-delà de 0,8, fort au-delà de 0,6, net au-delà de 0,4, faible au-delà de 0,2.
Données générées le 2026-09-28 · géographie communale 2025 (261 communes depuis la fusion de Bastogne et Bertogne ; certaines séries 2000-2024 comptent encore les 262 communes d’avant) · Les jeux Statbel sont réutilisables librement, y compris à des fins commerciales, moyennant mention de la source. Les jeux WalStat sont diffusés via le portail open data de la Wallonie.