Qui observe la nature dans l’arrondissement de Verviers, ce qui s’y installe, et ce que la faune sauvage coûte aux champs.
Avant de compter les espèces, comptons ceux qui les comptent.
On entend souvent
Là où l’on observe le plus d’espèces, la nature est la plus riche.
1À première vue
De 2015 à 2024, GBIF recense 1 393 899 observations d’espèces en Wallonie, 10 141 025 en Flandre. Rapporté à la surface, la Flandre est observée 9 fois plus que la Wallonie. Faut-il en conclure qu’elle abrite plus de vie ?
2Mais qui regarde ?
Ces chiffres mesurent d’abord le regard. Commune par commune dans l’arrondissement de Verviers, le nombre d’observations au km² ne suit que de loin la densité de population. Dans 4 communes, un seul jeu de données fournit plus de la moitié des observations : un inventaire, un programme de suivi, parfois un observateur assidu. Avant de parler de richesse, il faut savoir qui regarde.
À retenir
Six espèces exotiques, suivies commune par commune.
On entend souvent
Les espèces invasives, ça reste marginal.
1À première vue
Six espèces exotiques suivies dans l’arrondissement de Verviers. Aujourd’hui, berce du Caucase : 29 communes, raton laveur : 29 communes, renouée du Japon : 29 communes sur 29. Certaines sont déjà signalées presque partout.
2Mais à quelle vitesse ?
Et certaines avancent vite. Le frelon asiatique est observé pour la première fois dans l’arrondissement de Verviers en 2020 ; en 2025, il est signalé dans 24 communes, dont 23 de plus depuis 2020.
À retenir
Des dossiers de dégâts, espèce par espèce.
On entend souvent
Les dégâts de gibier, c’est le sanglier en Ardenne.
1À première vue
De 2008 à 2024, 696 dossiers de dégâts aux cultures ont été enregistrés dans l’arrondissement de Verviers, pour un montant total de 687 472 €. En tête : le sanglier, avec 75 % des montants.
2Mais où, et quand ?
Et d’une année à l’autre, les montants varient de 1 à 7 : de 9 966 € en 2014 à 73 949 € en 2013.
À retenir
Derrière le mot « bâti », des pelouses, des haies et des potagers.
On entend souvent
Tout est bétonné : il ne reste plus de place pour la nature près de chez soi.
1À première vue
Le cadastre classe 12,9 % de l’arrondissement de Verviers en terrains bâtis, soit 25 992 hectares : maisons, bureaux, commerces, voiries. Et cette surface continue de s’étendre. Vu d’avion, l’idée semble tenir.
2Mais regardons dedans
Dans ces parcelles, le satellite ne voit du béton, de l’asphalte ou des toits que sur une partie : environ 60 % du bâti reste végétal. Jardins, pelouses, haies, bosquets, bords de route : de l’ordre de 15 700 hectares, 541 m² par habitant, environ 1,3 terrains de basket par habitant. C’est 7,8 % de la surface de l’arrondissement de Verviers.
3Mais pas pour tout le monde
Ce jardin est inégalement partagé. Dans les communes les plus denses de l’arrondissement de Verviers, il reste 149 m² par habitant ; dans les moins denses, 1 701 m². Même là où l’on vit le plus serré, 48 % des terrains bâtis restent végétaux.
À retenir
Chaque chiffre de cette page est recalculé pour l’arrondissement de Verviers par un pipeline qui télécharge les fichiers officiels, enregistre leur empreinte et refait les additions. Rien n’est repris d’un communiqué ou d’un article.
Une observation publiée prouve qu’une espèce a été vue, pas qu’elle est absente ailleurs. Là où personne ne regarde, rien n’est compté.
Nous interrogeons l’API publique de GBIF pour compter des observations ; aucune observation individuelle n’est republiée ici. Chaque jeu de données garde sa licence (CC0 ou CC BY).
Les montants de la faune sauvage portent sur les dossiers expertisés recensés par le SPW : une partie des dégâts n’est jamais déclarée.
Quand deux chiffres montent et descendent ensemble d’une commune (ou d’un quartier) à l’autre, on parle de lien. Il peut aller dans un sens (l’un monte, l’autre aussi) ou en sens inverse (l’un monte, l’autre baisse). « Très fort » : l’un permet presque de deviner l’autre. « Faible » ou « presque aucun » : ils varient chacun de leur côté. Un lien ne dit jamais lequel cause l’autre. Seuils utilisés, sur un coefficient de corrélation compris entre −1 et +1 (de Pearson, ou de rang de Spearman quand des valeurs extrêmes pourraient tout tirer ; la note de chaque graphique le précise), en valeur absolue : très fort au-delà de 0,8, fort au-delà de 0,6, net au-delà de 0,4, faible au-delà de 0,2.
Données générées le 2026-09-28 · géographie communale 2025 (261 communes depuis la fusion de Bastogne et Bertogne ; certaines séries 2000-2024 comptent encore les 262 communes d’avant) · Les jeux Statbel sont réutilisables librement, y compris à des fins commerciales, moyennant mention de la source. Les jeux WalStat sont diffusés via le portail open data de la Wallonie.