Une photo dit où l’on en est ; une courbe dit où l’on va. Douze indicateurs suivis sur 8 à 34 ans en Wallonie, comparés à la trajectoire wallonne.
On entend souvent
En Wallonie, rien ne bouge vraiment.
1Le test
Si rien ne bougeait, la plupart des indicateurs seraient stables. Sur 12, la Wallonie en compte 6 en hausse, 4 en baisse et 2 stables.
2Courbe par courbe
Douze indicateurs suivis dans le temps, chacun depuis la première année publiée. La Wallonie en compte 6 en hausse, 4 en baisse et 2 stables. Hausse et baisse ne veulent pas dire mieux ou pire : chaque carte dit ce que la courbe mesure, et ce qui peut la faire bouger. Une nuance : la courbe « Chômage (demandeurs d’emploi) » est classée en baisse de 2008 à 2023, dernière année définitive. Les chiffres provisoires (2024 et 2025) la ramènent près de son niveau de départ : 15,8 demandeurs d’emploi pour 100 actifs en 2008, 15,4 pour 100 actifs en 2025.
À retenir
On entend souvent
Toutes les communes suivent la tendance régionale.
1Vu de loin
La Wallonie est passée de 1 adulte sur 47 en 2003 à 1 adulte sur 27 en 2025 : vue de loin, la part a augmenté. La courbe n’avance pas d’un pas régulier : en 2015, la part augmente de 16 % d’un coup, l’année où l’accès aux allocations d’insertion a été limité.
2Mais commune par commune
Une moyenne régionale cache des trajectoires opposées. Prenons le revenu d’intégration : en Wallonie, la part d’adultes qui en sont bénéficiaires est passée de 1 adulte sur 47 (2003–2005) à 1 adulte sur 27 (2023–2025). À Seraing, on est passé de 1 adulte sur 34 à 1 adulte sur 11 : c’est la commune de la Wallonie qui s’écarte le plus de la tendance wallonne vers le haut. Choisissez un indicateur : les communes sont classées de celle qui s’écarte le plus de la tendance wallonne vers le haut à celle qui s’en écarte le plus vers le bas. Chaque bout est une moyenne sur 3 ans, pour qu’une année exceptionnelle ne fasse pas la tendance.
À retenir
On entend souvent
On construit de plus en plus vite.
1À première vue
Depuis 2000, 40 130 hectares se sont ajoutés aux terrains bâtis de la Wallonie, 56 205 terrains de football. La courbe ne fait que monter.
2Mais le rythme
Chaque année, des terrains passent dans la catégorie « bâtie » du cadastre. En Wallonie, au début des années 2000 : 1 829 hectares par an en moyenne (2 561 terrains de football). Ces cinq dernières années : 1 619 hectares par an. Le rythme a ralenti, de 11 %. Ralentir n’est pas s’arrêter : chaque année ajoute encore du sol bâti aux précédentes. Le saut de 2018, dû à un changement de technique de mesure du cadastre, n’apparaît pas dans les barres.
À retenir
Chaque chiffre de cette page est recalculé pour la Wallonie par un pipeline qui télécharge les fichiers officiels, enregistre leur empreinte et refait les additions. Rien n’est repris d’un communiqué ou d’un article.
Plus de bénéficiaires d’une aide peut vouloir dire plus de besoins, ou un meilleur accès aux droits, ou des règles qui ont changé. Chaque carte le précise. La couleur orange signale seulement un sens habituellement lu comme défavorable, jamais un verdict.
Une année n’entre dans la courbe d’un territoire que si au moins 90 % de ses communes y sont publiées (60 % pour les prix immobiliers, souvent masqués sous un faible nombre de ventes). Sans cette règle, la courbe bougerait parce que la liste des communes change.
En 2018, Statbel a changé sa technique de mesure des parcelles. Les terrains bâtis de la Wallonie ont alors gagné d’un coup environ 5 600 hectares, surtout des routes mesurées plus finement. Ce saut ne correspond à aucune construction. Les niveaux récents sont ceux de Statbel ; les années avant 2018 sont relevées du saut de mesure, pour que les évolutions ne comptent que ce qui a été bâti.
L’espérance de vie et les années de vie perdues avant 70 ans sont calculées sur dix années de décès. Un point daté 2024 couvre 2015 à 2024 : la courbe réagit lentement, et intègre 2020.
Quand deux chiffres montent et descendent ensemble d’une commune (ou d’un quartier) à l’autre, on parle de lien. Il peut aller dans un sens (l’un monte, l’autre aussi) ou en sens inverse (l’un monte, l’autre baisse). « Très fort » : l’un permet presque de deviner l’autre. « Faible » ou « presque aucun » : ils varient chacun de leur côté. Un lien ne dit jamais lequel cause l’autre. Seuils utilisés, sur un coefficient de corrélation compris entre −1 et +1 (de Pearson, ou de rang de Spearman quand des valeurs extrêmes pourraient tout tirer ; la note de chaque graphique le précise), en valeur absolue : très fort au-delà de 0,8, fort au-delà de 0,6, net au-delà de 0,4, faible au-delà de 0,2.
Données générées le 2026-09-28 · géographie communale 2025 (261 communes depuis la fusion de Bastogne et Bertogne ; certaines séries 2000-2024 comptent encore les 262 communes d’avant) · Les jeux Statbel sont réutilisables librement, y compris à des fins commerciales, moyennant mention de la source. Les jeux WalStat sont diffusés via le portail open data de la Wallonie.