Ce que sont devenues les fermes de l’arrondissement de Marche-en-Famenne depuis 1980, et où vivent les bêtes.
On entend souvent
Les fermes disparaissent, et les terres agricoles avec elles.
1À première vue
1 576 exploitations en 1980, 427 en 2025. Les fermes disparaissent : l’idée semble tenir.
2Mais la terre
En 1980, l’arrondissement de Marche-en-Famenne comptait 1 576 exploitations agricoles. En 2025, 427, 3,7 fois moins. La surface agricole, elle, a peu reculé : 29 720 hectares cultivés ou pâturés au départ, 29 017 aujourd’hui (−2 %). Moins de fermes, plus grandes : la taille moyenne passe de 19 à 68 hectares. Chaque ferme compte au siège de l’exploitation, pas là où se trouvent ses champs.
À retenir
On entend souvent
En Wallonie, il y a bien plus d’habitants que de vaches.
1À première vue
L’arrondissement de Marche-en-Famenne compte 57 600 habitants et 52 586 bovins : 9,1 bovins pour 10 habitants. À cette échelle, l’écart est déjà faible.
2Mais pas partout
L’arrondissement de Marche-en-Famenne compte 52 586 bovins pour 57 600 habitants, soit 9,1 bovins pour 10 habitants. À La Roche-en-Ardenne, on compte 1,8 bovin par habitant ; suivent Tenneville et Rendeux. On compte aussi 726 772 volailles, mais leur comptage a changé en 2018 (animaux déclarés même pendant le vide sanitaire) : pas de comparaison avec les années anciennes. Basculez la carte : bovins, porcs, volailles, chaque élevage a sa géographie.
À retenir
Des prairies, des céréales, des betteraves. Et nos légumes ?
On entend souvent
La campagne wallonne, c’est notre potager.
1À première vue
En 2025, les exploitations agricoles de l’arrondissement de Marche-en-Famenne cultivent ou font pâturer 29 017 hectares, 30 % du territoire. De quoi remplir bien des assiettes.
2Mais que pousse-t-il ?
L’herbe et les fourrages, qui nourrissent d’abord les animaux, en occupent 86 %. Les céréales 10 %, les betteraves, la chicorée, le lin et le colza 1 %, les pommes de terre moins de 1 %. Les légumes, les vergers et les petits fruits : 0,3 %, moins d’un hectare sur 100.
À retenir
Les jardins couvrent bien plus de terre que les champs de fruits et légumes.
On entend souvent
Les légumes, c’est l’affaire des agriculteurs.
1À première vue
Les exploitations agricoles de l’arrondissement de Marche-en-Famenne cultivent 87 hectares de légumes, de vergers et de petits fruits, soit 15 m² par habitant. Les légumes semblent bien une affaire de champs.
2Mais regardons les jardins
Les jardins, pelouses et bosquets des terrains bâtis de l’arrondissement de Marche-en-Famenne couvrent de l’ordre de 6 700 hectares : 77 fois plus. Chaque pour cent de ces surfaces représente environ 67 hectares, 77 % de tout ce que les fermes de l’arrondissement de Marche-en-Famenne consacrent aux fruits et légumes.
À retenir
Chaque chiffre de cette page est recalculé pour l’arrondissement de Marche-en-Famenne par un pipeline qui télécharge les fichiers officiels, enregistre leur empreinte et refait les additions. Rien n’est repris d’un communiqué ou d’un article.
Une exploitation est comptée dans la commune de son siège. Ses parcelles et ses bêtes peuvent se trouver dans la commune voisine.
Recensements exhaustifs (dont 2010 et 2020), enquêtes entre deux, et en 2025 des données administratives (Sanitel pour les bovins et les porcs). En 2018, les volailles sont comptées même pendant le vide sanitaire et la définition de l’agriculteur actif change. Les seuils pour compter une exploitation ont aussi évolué : 1980 et 2025 se comparent en ordre de grandeur.
Quand trop peu d’exploitations permettraient de reconnaître un agriculteur, Statbel masque la commune. Selon l’année, 1 à 10 communes wallonnes sont concernées ; elles manquent aux totaux.
Quand deux chiffres montent et descendent ensemble d’une commune (ou d’un quartier) à l’autre, on parle de lien. Il peut aller dans un sens (l’un monte, l’autre aussi) ou en sens inverse (l’un monte, l’autre baisse). « Très fort » : l’un permet presque de deviner l’autre. « Faible » ou « presque aucun » : ils varient chacun de leur côté. Un lien ne dit jamais lequel cause l’autre. Seuils utilisés, sur un coefficient de corrélation compris entre −1 et +1 (de Pearson, ou de rang de Spearman quand des valeurs extrêmes pourraient tout tirer ; la note de chaque graphique le précise), en valeur absolue : très fort au-delà de 0,8, fort au-delà de 0,6, net au-delà de 0,4, faible au-delà de 0,2.
Données générées le 2026-09-28 · géographie communale 2025 (261 communes depuis la fusion de Bastogne et Bertogne ; certaines séries 2000-2024 comptent encore les 262 communes d’avant) · Les jeux Statbel sont réutilisables librement, y compris à des fins commerciales, moyennant mention de la source. Les jeux WalStat sont diffusés via le portail open data de la Wallonie.