PressionsMarche-en-Famenne · air et chaleur · 2026-09-28

Ce que l’onrespire

L’air et la chaleur ne pèsent pas pareil sur tous les habitants de l’arrondissement de Marche-en-Famenne. Deux cartes officielles, ramenées quartier par quartier, croisées avec la densité et le revenu.

4,5µg/m³ de NO₂ en moyenne,
dans le quartier de résidence, 2024
19 %des habitants au-dessus de
la ligne OMS (PM2.5)
IAir ×
revenu

Qui respire l’air
le plus chargé ?

Mettons l’idée à l’épreuve, quartier par quartier.

On entend souvent

La pollution de l’air, c’est l’affaire des grandes villes.

1À première vue

Classons les quartiers de l’arrondissement de Marche-en-Famenne du moins dense au plus dense. Le dioxyde d’azote, gaz surtout lié au trafic, passe de 3,3 à 8,3 µg/m³ en moyenne. La pollution semble bien une affaire de ville.

Dioxyde d’azote (NO₂) selon la densité du quartier, moyenne pondérée par les habitants

2Mais qui respire quoi ?

La ligne directrice de l’OMS pour les particules fines (5 µg/m³ en moyenne annuelle) est dépassée pour 19 % des habitants de l’arrondissement de Marche-en-Famenne : 71 % dans les quartiers les plus denses, 1 % dans les moins denses. Pour le dioxyde d’azote, c’est 2 % des habitants. D’un bout à l’autre de l’échelle des revenus, les quartiers les plus modestes respirent 5,2 µg/m³ de NO₂, les plus aisés 4,1. Les quartiers modestes sont aussi plus souvent en ville. À densité égale, parmi les quartiers de densité moyenne, l’écart devient faible : 3,4 µg/m³ contre 4,4.

Dioxyde d’azote (NO₂) selon le revenu du quartier ; en violet, les quartiers de densité moyenne seulement
La carte : ce que respirent les habitants de chaque commune
moyenne annuelle 2024 dans le quartier de résidence, pondérée par la population des quartiers
Sources
CELINE / IRCEL, modèle ATMO-Street (10 m) ; Statbel, secteurs statistiques et population 2024 ; revenus fiscaux 2023.
Période
moyennes annuelles 2024 (la carte 2025 publiée ne couvre pas encore la Wallonie).
Calcul
Concentration moyenne de chaque quartier, lue tous les 40 m, pondérée par ses habitants. Classes de densité et de revenu : cinquièmes des quartiers wallons habités (chaque cinquième compte autant de quartiers, pas autant d’habitants ; les quartiers modestes sont souvent plus peuplés). La valeur d’un quartier est la moyenne sur toute sa surface, champs et bois compris. Lignes directrices OMS 2021 : 10 µg/m³ (NO₂), 5 µg/m³ (PM2.5).
Voir les chiffres

À retenir

  • Le NO₂ suit la densité : c’est d’abord un polluant de trafic.
  • Pour les particules fines, la ligne OMS est dépassée pour 19 % des habitants.
  • L’exposition est celle du quartier de résidence, en moyenne annuelle sur toute sa surface : elle ne dit rien du trajet, du travail ni des pics.
  • Ces cartes sont modélisées (IRCEL, ATMO-Street), pas mesurées rue par rue. Aucun lien avec la santé n’est établi ici.
IIChaleur ×
revenu

Qui vit dans
les îlots de chaleur ?

Même démarche, pour la chaleur d’été.

On entend souvent

Les quartiers modestes sont les plus exposés à la chaleur.

1À première vue

Environ 18 000 habitants de l’arrondissement de Marche-en-Famenne vivent dans un quartier dont au moins la moitié de la surface est un îlot de chaleur urbain, soit 1 habitant sur 3. Dans les quartiers les plus denses, c’est 100 % des habitants. Aucun quartier n’est majoritairement « très intense », mais 3,0 % des habitants vivent dans un quartier qui en compte un peu.

Habitants selon que leur quartier est majoritairement en îlot de chaleur

2Mais pas pour tout le monde

Parmi les habitants des quartiers les plus modestes, 58 % vivent en îlot de chaleur ; parmi ceux des quartiers les plus aisés, 6 %. Mais les quartiers modestes sont aussi plus souvent en ville. À densité égale : dans les quartiers de densité moyenne, 13 % de part et d’autre. L’écart fond : il suit surtout la densité.

Part des habitants en îlot de chaleur, selon le revenu du quartier ; en violet, les mêmes comparaisons à densité égale
La carte : part des habitants en îlot de chaleur
quartier compté en îlot de chaleur si au moins la moitié de sa surface l’est
Sources
AWAC / ISSeP, aléas de chaleur et îlots de chaleur urbains (Géoportail de la Wallonie) ; Statbel, secteurs et population 2024 ; revenus fiscaux 2023.
Période
climat présent, moyenne 2008-2017 (fiche descriptive du jeu de données).
Calcul
Part de la surface de chaque quartier en îlot de chaleur urbain (niveau « modéré » ou « très intense »). Un quartier à 50 % ou plus compte tous ses habitants comme exposés.
Voir les chiffres

À retenir

  • Un îlot de chaleur urbain, c’est une zone où le bâti amplifie la chaleur d’été, de jour comme de nuit.
  • L’écart selon le revenu suit surtout la densité : à densité égale, il fond.
  • Carte modélisée par l’ISSeP pour l’AwAC (zones climatiques locales, modèle UrbClim, climat 2008-2017) : un repère, pas une mesure de température.

La méthode

Chaque chiffre de cette page est recalculé pour l’arrondissement de Marche-en-Famenne par un pipeline qui télécharge les fichiers officiels, enregistre leur empreinte et refait les additions. Rien n’est repris d’un communiqué ou d’un article.

Des cartes modélisées

Ni la pollution ni la chaleur ne sont mesurées dans chaque rue : ce sont des modèles, calés sur des stations et des simulations. Ils donnent un ordre de grandeur par quartier, pas la valeur exacte devant une maison.

Le domicile, pas la journée

Tout est rapporté au lieu de résidence. Une personne passe une grande partie de la journée ailleurs : au travail, à l’école, sur la route.

Exposition n’est pas santé

Ces chiffres décrivent ce que l’on respire et subit, pas ses effets sur la santé, qui dépendent aussi de l’âge, de la durée d’exposition et de bien d’autres facteurs.

Comment lire « un lien fort »

Quand deux chiffres montent et descendent ensemble d’une commune (ou d’un quartier) à l’autre, on parle de lien. Il peut aller dans un sens (l’un monte, l’autre aussi) ou en sens inverse (l’un monte, l’autre baisse). « Très fort » : l’un permet presque de deviner l’autre. « Faible » ou « presque aucun » : ils varient chacun de leur côté. Un lien ne dit jamais lequel cause l’autre. Seuils utilisés, sur un coefficient de corrélation compris entre −1 et +1 (de Pearson, ou de rang de Spearman quand des valeurs extrêmes pourraient tout tirer ; la note de chaque graphique le précise), en valeur absolue : très fort au-delà de 0,8, fort au-delà de 0,6, net au-delà de 0,4, faible au-delà de 0,2.

Données générées le 2026-09-28 · géographie communale 2025 (261 communes depuis la fusion de Bastogne et Bertogne ; certaines séries 2000-2024 comptent encore les 262 communes d’avant) · Les jeux Statbel sont réutilisables librement, y compris à des fins commerciales, moyennant mention de la source. Les jeux WalStat sont diffusés via le portail open data de la Wallonie.