TendancesMarche-en-Famenne · 9 communes · 2026-09-28

Ce quibouge

Une photo dit où l’on en est ; une courbe dit où l’on va. Douze indicateurs suivis sur 2 à 34 ans dans l’arrondissement de Marche-en-Famenne, comparés à la trajectoire wallonne.

7indicateurs
en hausse
3indicateurs
en baisse
IDouze
courbes

Qu’est-ce
qui bouge ?

On entend souvent

En Wallonie, rien ne bouge vraiment.

1Le test

Si rien ne bougeait, la plupart des indicateurs seraient stables. Sur 12, l’arrondissement de Marche-en-Famenne en compte 7 en hausse, 3 en baisse et 2 stables.

Sens de l’évolution des douze indicateurs
de la première à la dernière année définitive

2Courbe par courbe

Douze indicateurs suivis dans le temps, chacun depuis la première année publiée. L’arrondissement de Marche-en-Famenne en compte 7 en hausse, 3 en baisse et 2 stables. Hausse et baisse ne veulent pas dire mieux ou pire : chaque carte dit ce que la courbe mesure, et ce qui peut la faire bouger. Une nuance : la courbe « Chômage (demandeurs d’emploi) » est classée en baisse de 2008 à 2023, dernière année définitive. Les chiffres provisoires (2024 et 2025) la ramènent près de son niveau de départ : 11,8 demandeurs d’emploi pour 100 actifs en 2008, 12,1 pour 100 actifs en 2025. Ce qui distingue le territoire de la Wallonie : revenu d’intégration (CPAS), de 1 adulte sur 60 en 2003 à 1 adulte sur 44 en 2025 (+37 %, contre +75 % en Wallonie) ; habitants par généraliste, de 1 généraliste pour 897 habitants en 2017 à 1 généraliste pour 1 065 habitants en 2025 (+19 %, contre −3 % en Wallonie).

Sources
Statbel (population, cadastre, revenus, prix immobiliers) ; IWEPS / WalStat d’après le SPP Intégration sociale, le Forem, l’AIM, la CWaPE, l’AVIQ et Statbel.
Périodes
de la première à la dernière année publiée, différentes selon l’indicateur.
Calcul
Pour un territoire : somme des numérateurs ÷ somme des dénominateurs quand la source les publie ; sinon moyenne des communes pondérée par les habitants couverts par la statistique fiscale (risque de pauvreté) ; par la population (espérance de vie, années de vie perdues avant 70 ans et habitants de 80 ans et plus) ; par le nombre de ventes (prix d’une maison en années de revenu). Ces moyennes peuvent s’écarter légèrement des valeurs régionales publiées par les producteurs. Le risque de pauvreté est un taux administratif calculé par Statbel sur les revenus déclarés ; ce n’est pas le taux officiel de l’enquête SILC. Le revenu d’intégration compte les bénéficiaires payés par chaque CPAS. Aucun montant en euros : seulement des rapports, insensibles à l’inflation. « Stable » : variation de moins de 5 % (2 % pour le nombre d’habitants, 3 % pour le sol bâti par habitant et moins d’un demi-an pour l’espérance de vie).
Voir les chiffres

À retenir

  • Hausse ne veut pas dire dégradation : chaque carte précise ce que la courbe mesure.
  • Les périodes diffèrent selon les indicateurs, de 2 à 34 ans.
  • Les années provisoires sont en pointillé et n’entrent pas dans le classement.
  • Une nuance : la courbe « Chômage (demandeurs d’emploi) » est classée en baisse de 2008 à 2023, dernière année définitive. Les chiffres provisoires (2024 et 2025) la ramènent près de son niveau de départ : 11,8 demandeurs d’emploi pour 100 actifs en 2008, 12,1 pour 100 actifs en 2025.
IITrajectoires

Quelles communes
s’écartent de la tendance ?

On entend souvent

Toutes les communes suivent la tendance régionale.

1Vu de loin

L’arrondissement de Marche-en-Famenne est passé de 1 adulte sur 60 en 2003 à 1 adulte sur 44 en 2025 : vue de loin, la part a augmenté. La courbe n’avance pas d’un pas régulier : en 2015, la part augmente de 26 % d’un coup, l’année où l’accès aux allocations d’insertion a été limité.

Bénéficiaires du revenu d’intégration dans l’arrondissement de Marche-en-Famenne
part des 18-64 ans, moyenne annuelle

2Mais commune par commune

Une moyenne régionale cache des trajectoires opposées. Prenons le revenu d’intégration : en Wallonie, la part d’adultes qui en sont bénéficiaires est passée de 1 adulte sur 47 (2003–2005) à 1 adulte sur 27 (2023–2025). Aucune commune de l’arrondissement de Marche-en-Famenne ne s’écarte de la tendance wallonne vers le haut. Celle qui s’en approche le plus : Marche-en-Famenne, de 1 adulte sur 49 à 1 adulte sur 33. Choisissez un indicateur : les communes sont classées de celle qui s’écarte le plus de la tendance wallonne vers le haut à celle qui s’en écarte le plus vers le bas. Chaque bout est une moyenne sur 3 ans, pour qu’une année exceptionnelle ne fasse pas la tendance.

point gris = moyenne des 3 premières années · point de couleur = moyenne des 3 dernières
Sources
IWEPS / WalStat d’après le SPP Intégration sociale, le Forem, l’AIM ; Statbel (revenu disponible).
Périodes
affichées au-dessus du graphique.
Calcul
Pour chaque commune, variation entre les deux moyennes, comparée à la variation wallonne. Orange : hausse plus forte qu’en Wallonie ; bleu : moins forte ou baisse. Années provisoires exclues.
Voir les chiffres

À retenir

  • Derrière la moyenne, certaines communes s’écartent fortement de la tendance.
  • Une hausse du revenu d’intégration peut traduire plus de besoins, un meilleur accès aux droits ou des règles de chômage plus strictes.
  • Chaque commune est comparée sur des moyennes de trois ans, pour lisser les petits effectifs.
IIISol
année par année

Construit-on
moins vite ?

On entend souvent

On construit de plus en plus vite.

1À première vue

Depuis 2000, 1 509 hectares se sont ajoutés aux terrains bâtis de l’arrondissement de Marche-en-Famenne, 2 113 terrains de football. La courbe ne fait que monter.

Hectares bâtis ajoutés depuis 2000, en cumulé
surface cadastrée « bâtie »

2Mais le rythme

Chaque année, des terrains passent dans la catégorie « bâtie » du cadastre. Dans l’arrondissement de Marche-en-Famenne, au début des années 2000 : 68 hectares par an en moyenne (95 terrains de football). Ces cinq dernières années : 63 hectares par an. Le rythme n’a guère changé. Le saut de 2018, dû à un changement de technique de mesure du cadastre, n’apparaît pas dans les barres.

Hectares ajoutés chaque année aux terrains cadastrés « bâtis »
une barre = une année · trait = moyenne sur cinq ans
Source
Statbel, statistique cadastrale de l’utilisation du sol (rubrique 3).
Période
2000 à 2024 ; les années non publiées sont sautées et l’accroissement réparti.
Calcul
Surface bâtie de l’année moins celle de l’année précédente publiée, divisée par le nombre d’années écoulées. Le saut de mesure de 2018 est neutralisé : les années avant 2018 en sont relevées, les niveaux récents sont ceux de Statbel (voir la méthode).
Voir les chiffres

À retenir

  • Le total ne cesse d’augmenter : le sol bâti ne redevient presque jamais agricole ou naturel.
  • Le rythme annuel, lui, peut ralentir ou accélérer : c’est ce que montrent les barres.
  • Le saut de 2018, dû à un changement de technique de mesure du cadastre, ne compte pas comme du bâti nouveau.

La méthode

Chaque chiffre de cette page est recalculé pour l’arrondissement de Marche-en-Famenne par un pipeline qui télécharge les fichiers officiels, enregistre leur empreinte et refait les additions. Rien n’est repris d’un communiqué ou d’un article.

Hausse n’est pas dégradation

Plus de bénéficiaires d’une aide peut vouloir dire plus de besoins, ou un meilleur accès aux droits, ou des règles qui ont changé. Chaque carte le précise. La couleur orange signale seulement un sens habituellement lu comme défavorable, jamais un verdict.

Des panels constants

Une année n’entre dans la courbe d’un territoire que si au moins 90 % de ses communes y sont publiées (60 % pour les prix immobiliers, souvent masqués sous un faible nombre de ventes). Sans cette règle, la courbe bougerait parce que la liste des communes change.

Une rupture de mesure en 2018

En 2018, Statbel a changé sa technique de mesure des parcelles. Les terrains bâtis de l’arrondissement de Marche-en-Famenne ont alors gagné d’un coup 437 hectares, surtout des routes mesurées plus finement. Ce saut ne correspond à aucune construction. Les niveaux récents sont ceux de Statbel ; les années avant 2018 sont relevées du saut de mesure, pour que les évolutions ne comptent que ce qui a été bâti.

Fenêtres de dix ans

L’espérance de vie et les années de vie perdues avant 70 ans sont calculées sur dix années de décès. Un point daté 2024 couvre 2015 à 2024 : la courbe réagit lentement, et intègre 2020.

Comment lire « un lien fort »

Quand deux chiffres montent et descendent ensemble d’une commune (ou d’un quartier) à l’autre, on parle de lien. Il peut aller dans un sens (l’un monte, l’autre aussi) ou en sens inverse (l’un monte, l’autre baisse). « Très fort » : l’un permet presque de deviner l’autre. « Faible » ou « presque aucun » : ils varient chacun de leur côté. Un lien ne dit jamais lequel cause l’autre. Seuils utilisés, sur un coefficient de corrélation compris entre −1 et +1 (de Pearson, ou de rang de Spearman quand des valeurs extrêmes pourraient tout tirer ; la note de chaque graphique le précise), en valeur absolue : très fort au-delà de 0,8, fort au-delà de 0,6, net au-delà de 0,4, faible au-delà de 0,2.

Données générées le 2026-09-28 · géographie communale 2025 (261 communes depuis la fusion de Bastogne et Bertogne ; certaines séries 2000-2024 comptent encore les 262 communes d’avant) · Les jeux Statbel sont réutilisables librement, y compris à des fins commerciales, moyennant mention de la source. Les jeux WalStat sont diffusés via le portail open data de la Wallonie.