Finances communalesNamur · comptes 2024 · 2026-10-05

Ce que coûtevotre commune

Ce que les communes de la province de Namur dépensent par habitant, et la place de vos impôts dans leurs recettes.

1 600 €dépensés par habitant,
commune médiane, 2024
20 %des recettes viennent de la part
communale de l’impôt sur les revenus
ITaille ×
dépenses

Une petite commune
coûte-t-elle plus cher ?

Les dépenses ordinaires par habitant, selon la taille de la commune.

On entend souvent

Les petites communes coûtent plus cher par habitant.

1À première vue

Dans les comptes 2024, une commune de la province de Namur dépense en médiane 1 600 € par habitant pour son fonctionnement ordinaire. Dans les communes de la plus petite taille (moins de 5 000 habitants), c’est 2 350 €, contre 1 560 € pour les 10 000 à 20 000 habitants. Pour 1 commune, les comptes 2024 ne sont pas encore publiés : on prend ceux de 2023. Les petites communes coûtent bien plus cher, semble-t-il.

Dépenses ordinaires par habitant, commune médiane
entre parenthèses : nombre de communes

2Mais à l’autre bout

Et les plus grandes communes ne dépensent pas davantage : l’effet de taille joue surtout pour les plus petites.

Dépenses ordinaires par habitant, selon la taille
commune médiane de chaque classe

3Et à taille égale ?

Surtout, à taille égale, les écarts sont bien plus grands. Parmi les communes de moins de 5 000 habitants, la dépense va de 1 260 € à 3 600 € par habitant. Entre les classes de taille, les médianes ne s’écartent que de 800 €.

Où se situe la moitié des communes de chaque taille
du premier au troisième quart, en € par habitant
La carte : dépenses et recettes, commune par commune
comptes 2024, service ordinaire, en € par habitant
Sources
IWEPS / WalStat, comptes communaux (SPW Intérieur et Action sociale) ; Statbel, statistique fiscale des revenus.
Période
Comptes 2024 (ou de l’année précédente quand ils ne sont pas encore publiés).
Calcul
Dépenses du service ordinaire (personnel, fonctionnement, transferts, dette) divisées par la population. Le service extraordinaire (investissements) est laissé de côté : il varie trop d’une année à l’autre. Classes de taille selon la population de la commune.
Voir les chiffres

À retenir

  • Les plus petites et les plus grandes communes dépensent le plus par habitant ; celles de taille moyenne, le moins.
  • Les grandes villes paient aussi des services qui servent bien au-delà de leurs habitants : dotations à la police, aux pompiers, au CPAS, équipements de toute une région.
  • Dépenser plus ne dit pas si l’argent est bien ou mal employé, ni ce qu’une fusion ferait gagner : ces comptes ne le mesurent pas.
IIImpôts ×
recettes

Votre commune
vit-elle de vos impôts ?

La part communale de l’impôt sur les revenus, dans les recettes.

On entend souvent

La commune vit des impôts de ses habitants.

1À première vue

On imagine volontiers que la commune vit de nos impôts. La part communale de l’impôt sur les revenus pèse pourtant 20 % des recettes ordinaires des communes de la province de Namur (médiane : 19 %). Environ un euro sur 5.

Recettes ordinaires des communes

2Mais d’une commune à l’autre

Mais d’une commune à l’autre, tout change : de 4,1 % à Vresse-sur-Semois à 31 % à Gesves. Entre cette part et le revenu des habitants, on voit un lien très fort : là où ils gagnent plus, l’impôt sur les revenus pèse plus dans le budget communal.

Part de l’impôt communal sur les revenus dans les recettes
les cinq communes les plus hautes, puis les cinq plus basses

3Tout en bas

Tout en bas, des communes où l’impôt sur les revenus rapporte peu : faibles revenus, taux communal bas, ou habitants imposés ailleurs.

À retenir

  • La part communale de l’impôt sur les revenus ne fait qu’une partie des recettes. Le reste vient du précompte immobilier, des taxes locales, des dotations de la Région (Fonds des communes), des subsides et des redevances.
  • Ces autres recettes ne sont pas publiées commune par commune en données ouvertes : on ne peut pas encore dire quelle part vient de la Région.
  • Calcul approché : l’impôt enrôlé sur les revenus 2023 est comparé aux comptes 2024. La commune le touche avec un à deux ans de décalage.

La méthode

Chaque chiffre de cette page est recalculé pour la province de Namur par un pipeline qui télécharge les fichiers officiels, enregistre leur empreinte et refait les additions. Rien n’est repris d’un communiqué ou d’un article.

Des comptes, pas des budgets

On lit ce que les communes ont réellement dépensé et perçu (le compte), pas ce qu’elles avaient prévu (le budget).

Une ville paie pour sa région

Les dépenses d’une grande ville financent aussi des services utilisés par les habitants des communes voisines.

La part manquante

Le détail des recettes (Fonds des communes, précompte immobilier, taxes locales) existe au SPW, mais n’est pas publié en données ouvertes commune par commune.

Comment lire « un lien fort »

Quand deux chiffres montent et descendent ensemble d’une commune (ou d’un quartier) à l’autre, on parle de lien. Il peut aller dans un sens (l’un monte, l’autre aussi) ou en sens inverse (l’un monte, l’autre baisse). « Très fort » : l’un permet presque de deviner l’autre. « Faible » ou « presque aucun » : ils varient chacun de leur côté. Un lien ne dit jamais lequel cause l’autre. Seuils utilisés, sur un coefficient de corrélation compris entre −1 et +1 (de Pearson, ou de rang de Spearman quand des valeurs extrêmes pourraient tout tirer ; la note de chaque graphique le précise), en valeur absolue : très fort au-delà de 0,8, fort au-delà de 0,6, net au-delà de 0,4, faible au-delà de 0,2.

Données générées le 2026-10-05 · géographie communale 2025 (261 communes depuis la fusion de Bastogne et Bertogne ; certaines séries 2000-2024 comptent encore les 262 communes d’avant) · Les jeux Statbel sont réutilisables librement, y compris à des fins commerciales, moyennant mention de la source. Les jeux WalStat sont diffusés via le portail open data de la Wallonie.