PopulationNamur · 38 communes · 2026-09-28

Qui naît,qui meurt

Naissances et décès dans la province de Namur depuis 1992, commune par commune, et le sol qui continue de se bâtir.

2015plus de décès que de naissances
chaque année depuis
ISolde
naturel

Où meurt-on plus
qu’on ne naît ?

La population de la province de Namur augmente chaque année depuis 1992 : 426 305 habitants en 1992, 506 271 en 2026. On pourrait en déduire qu’on y naît plus qu’on n’y meurt. Vérifions.

On entend souvent

La Wallonie gagne des habitants, donc on y naît plus qu’on n’y meurt.

1La cassure

En 1992, dans la province de Namur : 5 699 naissances pour 4 601 décès. En 2025 : 4 143 naissances pour 5 037 décès. Les deux courbes se sont croisées : depuis 2015, les décès dépassent les naissances chaque année. La population a pourtant gagné 19 126 habitants depuis : les arrivées ont plus que compensé ce déficit.

Naissances et décès chaque année
1992 à 2025 · la zone rouge marque les années où les décès l’emportent

2Commune par commune

Commune par commune, la bascule est parfois plus ancienne : 8 communes n’ont plus connu une seule année avec plus de naissances que de décès depuis au moins dix ans. La plus longue série : Hastière, en déficit chaque année depuis 1997, soit 29 ans d’affilée.

La carte du déficit naturel
teinte = valeur de l’indicateur · contours communaux réels
Source
Statbel, mouvement de la population par commune.
Période
1992 à 2025.
Calcul
Années d’affilée : nombre d’années consécutives, jusqu’à la dernière publiée, où les décès ont dépassé les naissances. Solde pour 1 000 habitants : moyenne des cinq dernières années.
Voir les chiffres

À retenir

  • Dans la province de Namur, les décès dépassent les naissances chaque année depuis 2015.
  • Une population peut augmenter avec plus de décès que de naissances : les arrivées font la différence.
  • Dans 8 communes, les décès dépassent les naissances chaque année depuis au moins dix ans.
  • Le déficit naturel va de pair avec l’âge des habitants : une commune qui compte beaucoup de personnes âgées, ou une maison de repos, enregistre plus de décès.
IISol ×
population

Bâtir sans
gagner d’habitants

On entend souvent

On ne construit que là où la population augmente.

1À première vue

Entre 2000 et 2024, dans la province de Namur, 1 commune sur 38 a perdu au moins 1 % de ses habitants. Là, on s’attendrait à ce que le bâti s’arrête.

Communes qui ont perdu au moins 1 % de leurs habitants, 2000-2024
et parmi elles, celles dont le bâti a augmenté

2Mais le bâti a continué

De 2000 à 2024, une commune de la province de Namur a perdu au moins 1 % de ses habitants tout en ajoutant des terrains bâtis : 38 hectares au total, 54 terrains de football. Il s’agit de Vresse-sur-Semois (38 ha, −340 habitants). Ces surfaces peuvent loger des ménages plus petits, des commerces, des équipements : le cadastre ne dit pas l’usage fin. Il dit que le sol a changé de camp pendant que la population reculait.

Hectares bâtis ajoutés dans les communes qui ont perdu au moins 1 % de leurs habitants
2000 à 2024 · barre = hectares ajoutés au cadastre « bâti » · à droite : évolution de la population
Source
Statbel, statistique cadastrale de l’utilisation du sol ; Statbel, population par commune.
Période
1ᵉʳ janvier 2000 au 1ᵉʳ janvier 2024.
Calcul
Communes dont la population a baissé d’au moins 1 % et dont la surface cadastrée « bâtie » (rubrique 3) a augmenté. Le saut de mesure du cadastre en 2018 est neutralisé (voir la méthode).
Voir les chiffres

À retenir

  • Elle a pourtant ajouté des terrains bâtis : 38 hectares au total.
  • Ménages plus petits, commerces, équipements : le cadastre ne dit pas l’usage fin.
  • Une baisse de moins de 1 % en vingt-quatre ans est tenue pour de la stabilité.
  • Le sol bâti ne revient presque jamais en arrière, même quand la population recule.

La méthode

Chaque chiffre de cette page est recalculé pour la province de Namur par un pipeline qui télécharge les fichiers officiels, enregistre leur empreinte et refait les additions. Rien n’est repris d’un communiqué ou d’un article.

Une identité exacte

Pour chaque commune et chaque année : population de fin = population de début + naissances − décès + solde des déménagements en Belgique + solde avec l’étranger + un petit ajustement statistique. Nous l’avons vérifiée sur toutes les communes, de 1992 à 2025.

Une rupture de mesure en 2018

En 2018, Statbel a changé sa technique de mesure des parcelles. Les terrains bâtis de la province de Namur ont alors gagné d’un coup 864 hectares, surtout des routes mesurées plus finement. Ce saut ne correspond à aucune construction. Les niveaux récents sont ceux de Statbel ; les années avant 2018 sont relevées du saut de mesure, pour que les évolutions ne comptent que ce qui a été bâti. Dans les communes qui ont perdu au moins 1 % de leurs habitants, ce raccord réduit de 43 hectares le bâti ajouté.

Un seuil pour « perdu des habitants »

Une commune n’est comptée comme ayant perdu des habitants que si sa population a baissé d’au moins 1 % entre 2000 et 2024. En dessous, quelques habitants de moins sur vingt-quatre ans relèvent de la stabilité.

Une rupture en 2010

Statbel a changé la manière d’enregistrer les radiations et réinscriptions en 2010. Le solde international total reste juste, mais sa composition change à cette date.

Comment lire « un lien fort »

Quand deux chiffres montent et descendent ensemble d’une commune (ou d’un quartier) à l’autre, on parle de lien. Il peut aller dans un sens (l’un monte, l’autre aussi) ou en sens inverse (l’un monte, l’autre baisse). « Très fort » : l’un permet presque de deviner l’autre. « Faible » ou « presque aucun » : ils varient chacun de leur côté. Un lien ne dit jamais lequel cause l’autre. Seuils utilisés, sur un coefficient de corrélation compris entre −1 et +1 (de Pearson, ou de rang de Spearman quand des valeurs extrêmes pourraient tout tirer ; la note de chaque graphique le précise), en valeur absolue : très fort au-delà de 0,8, fort au-delà de 0,6, net au-delà de 0,4, faible au-delà de 0,2.

Données générées le 2026-09-28 · géographie communale 2025 (261 communes depuis la fusion de Bastogne et Bertogne ; certaines séries 2000-2024 comptent encore les 262 communes d’avant) · Les jeux Statbel sont réutilisables librement, y compris à des fins commerciales, moyennant mention de la source. Les jeux WalStat sont diffusés via le portail open data de la Wallonie.