Naissances et décès dans la province de Namur depuis 1992, commune par commune, et le sol qui continue de se bâtir.
La population de la province de Namur augmente chaque année depuis 1992 : 426 305 habitants en 1992, 506 271 en 2026. On pourrait en déduire qu’on y naît plus qu’on n’y meurt. Vérifions.
On entend souvent
La Wallonie gagne des habitants, donc on y naît plus qu’on n’y meurt.
1La cassure
En 1992, dans la province de Namur : 5 699 naissances pour 4 601 décès. En 2025 : 4 143 naissances pour 5 037 décès. Les deux courbes se sont croisées : depuis 2015, les décès dépassent les naissances chaque année. La population a pourtant gagné 19 126 habitants depuis : les arrivées ont plus que compensé ce déficit.
2Commune par commune
Commune par commune, la bascule est parfois plus ancienne : 8 communes n’ont plus connu une seule année avec plus de naissances que de décès depuis au moins dix ans. La plus longue série : Hastière, en déficit chaque année depuis 1997, soit 29 ans d’affilée.
À retenir
On entend souvent
On ne construit que là où la population augmente.
1À première vue
Entre 2000 et 2024, dans la province de Namur, 1 commune sur 38 a perdu au moins 1 % de ses habitants. Là, on s’attendrait à ce que le bâti s’arrête.
2Mais le bâti a continué
De 2000 à 2024, une commune de la province de Namur a perdu au moins 1 % de ses habitants tout en ajoutant des terrains bâtis : 38 hectares au total, 54 terrains de football. Il s’agit de Vresse-sur-Semois (38 ha, −340 habitants). Ces surfaces peuvent loger des ménages plus petits, des commerces, des équipements : le cadastre ne dit pas l’usage fin. Il dit que le sol a changé de camp pendant que la population reculait.
À retenir
Chaque chiffre de cette page est recalculé pour la province de Namur par un pipeline qui télécharge les fichiers officiels, enregistre leur empreinte et refait les additions. Rien n’est repris d’un communiqué ou d’un article.
Pour chaque commune et chaque année : population de fin = population de début + naissances − décès + solde des déménagements en Belgique + solde avec l’étranger + un petit ajustement statistique. Nous l’avons vérifiée sur toutes les communes, de 1992 à 2025.
En 2018, Statbel a changé sa technique de mesure des parcelles. Les terrains bâtis de la province de Namur ont alors gagné d’un coup 864 hectares, surtout des routes mesurées plus finement. Ce saut ne correspond à aucune construction. Les niveaux récents sont ceux de Statbel ; les années avant 2018 sont relevées du saut de mesure, pour que les évolutions ne comptent que ce qui a été bâti. Dans les communes qui ont perdu au moins 1 % de leurs habitants, ce raccord réduit de 43 hectares le bâti ajouté.
Une commune n’est comptée comme ayant perdu des habitants que si sa population a baissé d’au moins 1 % entre 2000 et 2024. En dessous, quelques habitants de moins sur vingt-quatre ans relèvent de la stabilité.
Statbel a changé la manière d’enregistrer les radiations et réinscriptions en 2010. Le solde international total reste juste, mais sa composition change à cette date.
Quand deux chiffres montent et descendent ensemble d’une commune (ou d’un quartier) à l’autre, on parle de lien. Il peut aller dans un sens (l’un monte, l’autre aussi) ou en sens inverse (l’un monte, l’autre baisse). « Très fort » : l’un permet presque de deviner l’autre. « Faible » ou « presque aucun » : ils varient chacun de leur côté. Un lien ne dit jamais lequel cause l’autre. Seuils utilisés, sur un coefficient de corrélation compris entre −1 et +1 (de Pearson, ou de rang de Spearman quand des valeurs extrêmes pourraient tout tirer ; la note de chaque graphique le précise), en valeur absolue : très fort au-delà de 0,8, fort au-delà de 0,6, net au-delà de 0,4, faible au-delà de 0,2.
Données générées le 2026-09-28 · géographie communale 2025 (261 communes depuis la fusion de Bastogne et Bertogne ; certaines séries 2000-2024 comptent encore les 262 communes d’avant) · Les jeux Statbel sont réutilisables librement, y compris à des fins commerciales, moyennant mention de la source. Les jeux WalStat sont diffusés via le portail open data de la Wallonie.