Combien de temps on vit dans la province de Namur, et qui soigne : l’espérance de vie, les années de vie perdues avant 70 ans et les médecins généralistes, croisés avec le revenu et l’âge.
On entend souvent
En Wallonie, on vit à peu près aussi longtemps partout.
1À première vue
L’espérance de vie à la naissance atteint 79,2 ans dans la province de Namur. Vu de loin, la province de Namur paraît homogène.
2Mais d’une commune à l’autre, et selon le revenu
L’espérance de vie à la naissance va de 76,3 ans à Dinant à 82,9 ans à Assesse : 6,6 années d’écart à l’intérieur de la province de Namur. Elle suit de près le revenu (un lien très fort) : chaque tranche de 1 000 € de revenu médian annuel va de pair avec environ 7 mois de vie en plus.
À retenir
L’IWEPS le signale : l’espérance de vie est calculée au lieu de résidence. Une commune qui accueille une grande maison de repos peut y enregistrer les décès de personnes âgées venues d’ailleurs. Ici, une fois le revenu pris en compte, les communes qui comptent beaucoup de lits ont plus souvent une espérance de vie plus courte que prévu (un lien net). À Gesves, qui compte 5 lits pour 10 habitants de 80 ans et plus, l’espérance de vie est 1,4 an sous ce que son revenu laisserait attendre. Lisez ce graphique avec cette réserve.
On entend souvent
Les médecins sont là où l’on en a le plus besoin.
1Le test
Si les médecins s’installaient là où l’on meurt tôt, les communes à forte mortalité précoce auraient moins d’habitants par généraliste. On passe de 904 à 959 habitants par généraliste d’un bout à l’autre. Ce n’est pas le cas : le chiffre bouge à peine.
2Commune par commune
On attendrait les généralistes là où l’on meurt tôt. La province de Namur compte un généraliste à temps plein pour 960 habitants, soit 12 % de moins que la moyenne wallonne (1 092). Pourtant, la présence des généralistes ne suit presque pas les années de vie perdues avant 70 ans : entre les deux, on ne mesure qu’un lien faible. À Couvin, les années de vie perdues avant 70 ans dépassent de 47 % la moyenne wallonne, avec l’équivalent d’un généraliste à temps plein pour 1 204 habitants. À Hastière, la commune la moins dotée, on compte l’équivalent d’un généraliste pour 2 339 habitants, soit 2,1 fois la moyenne wallonne. Ce chiffre repose sur 2,6 équivalents temps plein : une arrivée ou un départ suffit à le changer du tout au tout.
À retenir
On entend souvent
Un généraliste, on en trouve toujours un.
1À première vue
La province de Namur compte un généraliste pour 960 habitants. Vu comme ça, un médecin n’est jamais loin.
2Mais la relève
Un désert médical se lit deux fois : peu de médecins aujourd’hui, et des médecins proches de la retraite. La province de Namur compte 7 communes qui cumulent les deux : plus d’habitants par généraliste que la médiane wallonne (1 095), et au moins la moitié de leurs généralistes âgés de 55 ans ou plus. Parmi elles, les populations les plus âgées : Vresse-sur-Semois, Couvin et Philippeville, où les 80 ans et plus pèsent jusqu’à 7,5 % des habitants. Souvent, ces parts portent sur deux ou trois médecins : une seule arrivée ou un seul départ les fait basculer.
À retenir
On entend souvent
On vit plus longtemps là où il y a plus de médecins.
1Le test
Des communes les mieux dotées en généralistes aux moins dotées, l’espérance de vie passe de 79,7 à 78,2 ans.
2La carte
Basculez d’un indicateur à l’autre. En tête : Dinant pour l’espérance de vie la plus courte, Hastière pour la rareté des généralistes et Couvin pour les années de vie perdues avant 70 ans. Une commune est dans le quart le plus exposé sur les trois à la fois : Hastière.
À retenir
Chaque chiffre de cette page est recalculé pour la province de Namur par un pipeline qui télécharge les fichiers officiels, enregistre leur empreinte et refait les additions. Rien n’est repris d’un communiqué ou d’un article.
L’espérance de vie et les années de vie perdues sont calculées sur dix années de décès cumulées : une commune de quelques milliers d’habitants ne produit pas assez de décès en un an pour un chiffre stable.
Une espérance de vie ne s’additionne pas. Pour la Wallonie, les provinces et les arrondissements, l’espérance de vie, les années de vie perdues et le nombre d’habitants par généraliste sont les chiffres calculés par l’IWEPS pour le territoire entier. Les moyennes par groupe de communes sont pondérées par la population.
La part des généralistes de 55 ans et plus porte parfois sur deux ou trois médecins : 0 % ou 100 % sont fréquents. La planche III doit se lire comme un signal à vérifier sur place.
WalStat publie un ratio d’habitants par généraliste en équivalent temps plein. Dans une petite commune, il repose parfois sur moins d’un médecin à temps plein : le texte le signale. Pour regrouper des communes, les équivalents temps plein sont reconstitués (population ÷ ratio) puis additionnés. Dans les neuf communes de la Communauté germanophone, la source compte des médecins et non des équivalents temps plein, et l’âge des généralistes n’est pas publié : ces communes ne peuvent pas apparaître dans la planche III.
Les lits de maison de repos datent de 2025, les décès de 2015-2024. La part des 80 ans et plus rapporte la population de 80 ans et plus du même fichier à la population au 1er janvier 2025. Le lien entre lits et espérance de vie est une corrélation, pas un effet démontré.
Quand deux chiffres montent et descendent ensemble d’une commune (ou d’un quartier) à l’autre, on parle de lien. Il peut aller dans un sens (l’un monte, l’autre aussi) ou en sens inverse (l’un monte, l’autre baisse). « Très fort » : l’un permet presque de deviner l’autre. « Faible » ou « presque aucun » : ils varient chacun de leur côté. Un lien ne dit jamais lequel cause l’autre. Seuils utilisés, sur un coefficient de corrélation compris entre −1 et +1 (de Pearson, ou de rang de Spearman quand des valeurs extrêmes pourraient tout tirer ; la note de chaque graphique le précise), en valeur absolue : très fort au-delà de 0,8, fort au-delà de 0,6, net au-delà de 0,4, faible au-delà de 0,2.
Données générées le 2026-09-28 · géographie communale 2025 (261 communes depuis la fusion de Bastogne et Bertogne ; certaines séries 2000-2024 comptent encore les 262 communes d’avant) · Les jeux Statbel sont réutilisables librement, y compris à des fins commerciales, moyennant mention de la source. Les jeux WalStat sont diffusés via le portail open data de la Wallonie.