Ce qu’on finance, ce que les élèves apprennent, qui tient la classe, et ce qui arrive après l’école.
Les écoles francophones de Wallonie et de Bruxelles relèvent de la Fédération Wallonie-Bruxelles : les chiffres de l’école sont les mêmes quel que soit le territoire choisi, sauf les absences du personnel, publiées par province.
La dépense par élève, avant et après l’inflation.
On entend souvent
L’école manque de plus en plus de moyens.
1À première vue
Entre 2014-15 et 2023-24, la Fédération Wallonie-Bruxelles a fait passer la dépense par élève du primaire de 4 308 € à 6 163 €, et celle du secondaire de 7 243 € à 9 557 €. Des hausses de 43 % et 32 % : à première vue, l’école ne manque pas de moyens.
2Mais hors inflation
Mais les prix ont monté aussi, surtout depuis 2022, et les salaires des enseignants sont indexés. Une fois l’inflation retirée, la dépense par élève du primaire n’augmente plus que de 11 % en 9 ans, celle du secondaire de 2 %.
3Selon le niveau
Selon le niveau, l’histoire change. Maternel : +28 % hors inflation ; les universités perdent du terrain une fois l’inflation retirée.
À retenir
Les élèves de 15 ans, testés tous les trois ou quatre ans.
On entend souvent
Nos élèves sont parmi les plus faibles d’Europe.
1À première vue
En 2018, les élèves de 15 ans de la Fédération obtenaient 495 points en mathématiques à PISA. En 2025 : 467, soit 28 points de moins. En lecture, ils passent de 481 à 466. Le décrochage semble net.
2Mais à côté des autres
Mais la baisse touche presque tous les pays. En 2025, la Fédération est dans la moyenne de l’OCDE : 467 points en maths contre 463, 466 en lecture contre 461, 482 en sciences contre 482. La Flandre fait mieux en maths (489) mais pas en lecture (467).
À retenir
Les absences pour maladie du personnel, et leur remplacement.
On entend souvent
Les profs sont tout le temps absents.
1À première vue
En 2018-2019, un enseignant était absent pour maladie 7,1 % du temps, en moyenne. En 2024-2025 : 8,2 %. Un jour de classe ordinaire, environ un enseignant sur 12 est donc absent pour maladie.
2Mais pour l’élève
Mais pour un élève, ce qui compte, c’est l’heure de cours perdue. Les absences sont en partie remplacées : en 2024-2025, pour l’ensemble du personnel, les remplaçants couvrent environ 59 % du temps d’absence, contre 64 % en 2018-2019. Le reste, environ 41 %, n’est pas remplacé.
3Selon la province
Dans la province de Luxembourg, le taux est de 6,5 % en 2024-2025. D’une province à l’autre, il va de 6,5 % (Luxembourg) à 9,2 % (Hainaut).
À retenir
Emploi, études ou rien du tout : ce que deviennent les 18-24 ans.
On entend souvent
Pour un jeune Wallon, pas de boulot à la sortie de l’école.
1À première vue
Entre 18 et 24 ans, 12,8 % des jeunes Wallons ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (moyenne 2023-2025), contre 7,6 % en Flandre. Le fossé saute aux yeux.
2Mais à la sortie des études
Mais il se resserre. Ce taux était de 19,0 % en 2013-2015. Et parmi les jeunes Wallons sortis des études depuis un à trois ans avec au moins le diplôme du secondaire, 79 % ont un emploi, contre 71 % dix ans plus tôt. C’est encore sous la moyenne européenne (83 %), et sous la Flandre (86 %).
3Et à Bruxelles ?
À Bruxelles, l’emploi des jeunes diplômés passe de 72 % à 77 %, et la part de jeunes sans emploi ni formation est de 12,3 %.
À retenir
Contrat, durée, temps de travail : ce que cache le taux d’emploi des jeunes.
On entend souvent
Si les jeunes sont « en emploi », c’est qu’ils ont un vrai travail.
1À première vue
Le chiffre de 79 % suit la définition internationale de l’emploi : est « en emploi » toute personne qui a travaillé au moins une heure contre rémunération pendant la semaine de l’enquête. Un intérim de quelques jours ou un contrat de quelques heures suffit. À première vue, presque tous les jeunes diplômés travaillent.
2Mais quel contrat ?
Mais avec quel contrat ? En 2025, parmi les jeunes salariés wallons de 15 à 24 ans, 60 % ont un contrat temporaire. Une partie sont des jobs étudiants. En les retirant, il reste environ 43 % de contrats temporaires (durée déterminée, intérim, formation), contre 27 % en Flandre et 30 % à Bruxelles.
3Et sur la durée ?
Et sur la durée ? Dans sa dernière étude, le Forem a suivi 19 908 jeunes Wallons de 18 à 24 ans, inscrits pour la première fois à la sortie de leurs études, entre juin et octobre. 63,6 % ont travaillé comme salariés au moins un jour dans les six mois qui ont suivi. Mais 38 % seulement ont cumulé plus de trois mois d’emploi sur ces six mois.
4Et le temps de travail ?
Quand ils travaillent à temps partiel, 25 % des jeunes salariés wallons le font faute de trouver un temps plein (15 % en Flandre). Les autres sont surtout des étudiants qui travaillent à côté de leurs études.
À retenir
Sources de cette section : Eurostat, taux d’emploi des jeunes sortis des études depuis un à trois ans (edat_lfse_33) et ancienneté dans l’emploi (lfst_r_egad) ; Statbel, enquête sur les forces de travail 2025, tableaux T2.038 (contrats), T2.039 (types de contrats temporaires) et T2.031 (motif du temps partiel) ; Le Forem, « L’insertion des jeunes inscrits pour la première fois », figure 12. Les contrats temporaires hors jobs étudiants sont calculés par PAUSE : contrats temporaires moins jobs étudiants, rapportés aux salariés hors jobs étudiants.
Chaque chiffre de cette page est recalculé pour l’arrondissement de Neufchâteau par un pipeline qui télécharge les fichiers officiels, enregistre leur empreinte et refait les additions. Rien n’est repris d’un communiqué ou d’un article.
Budget, scores PISA, absences et emploi des jeunes bougent en même temps. Aucune donnée publique ne permet de dire que l’un explique l’autre.
La dépense par élève et les scores PISA ne sont publiés qu’en PDF (Indicateurs de l’enseignement, Cahier n° 49 de l’aSPe). Les valeurs ont été relevées à la main, page et figure citées ; deux scores de maths (2006 et 2009) illisibles sur le graphique sont écartés.
La dépense par élève est convertie en euros de 2023-24 avec l’indice des prix à la consommation de Statbel, moyenne des deux années civiles de chaque année scolaire.
Pour l’enquête européenne, une personne est en emploi si elle a travaillé au moins une heure contre rémunération pendant la semaine observée, quel que soit le contrat. C’est pourquoi la section V regarde aussi le contrat et la durée.
Les chiffres sur les jeunes viennent de l’enquête européenne sur les forces de travail. Elle a changé de méthode en 2017 et en 2021 ; on lit des moyennes sur trois ans.
Quand deux chiffres montent et descendent ensemble d’une commune (ou d’un quartier) à l’autre, on parle de lien. Il peut aller dans un sens (l’un monte, l’autre aussi) ou en sens inverse (l’un monte, l’autre baisse). « Très fort » : l’un permet presque de deviner l’autre. « Faible » ou « presque aucun » : ils varient chacun de leur côté. Un lien ne dit jamais lequel cause l’autre. Seuils utilisés, sur un coefficient de corrélation compris entre −1 et +1 (de Pearson, ou de rang de Spearman quand des valeurs extrêmes pourraient tout tirer ; la note de chaque graphique le précise), en valeur absolue : très fort au-delà de 0,8, fort au-delà de 0,6, net au-delà de 0,4, faible au-delà de 0,2.
Données générées le 2026-10-06 · géographie communale 2025 (261 communes depuis la fusion de Bastogne et Bertogne ; certaines séries 2000-2024 comptent encore les 262 communes d’avant) · Les jeux Statbel sont réutilisables librement, y compris à des fins commerciales, moyennant mention de la source. Les jeux WalStat sont diffusés via le portail open data de la Wallonie.