L’air et la chaleur ne pèsent pas pareil sur tous les habitants de l’arrondissement de Waremme. Deux cartes officielles, ramenées quartier par quartier, croisées avec la densité et le revenu.
Mettons l’idée à l’épreuve, quartier par quartier.
On entend souvent
La pollution de l’air, c’est l’affaire des grandes villes.
1À première vue
Classons les quartiers de l’arrondissement de Waremme du moins dense au plus dense. Le dioxyde d’azote, gaz surtout lié au trafic, passe de 7,1 à 9,6 µg/m³ en moyenne. La pollution semble bien une affaire de ville.
2Mais qui respire quoi ?
La ligne directrice de l’OMS pour les particules fines (5 µg/m³ en moyenne annuelle) est dépassée là où vivent 94 % des habitants de l’arrondissement de Waremme : 97 % dans les quartiers les plus denses, 94 % dans les moins denses. Pour le dioxyde d’azote, c’est 13 % des habitants. D’un bout à l’autre de l’échelle des revenus, les quartiers les plus modestes respirent 9,8 µg/m³ de NO₂, les plus aisés 7,4. Les quartiers modestes sont aussi plus souvent en ville : cet écart mêle revenu et densité, trop peu de quartiers ici pour les séparer.
À retenir
Même démarche, pour la chaleur d’été.
On entend souvent
Les quartiers modestes sont les plus exposés à la chaleur.
1À première vue
Environ 28 000 habitants de l’arrondissement de Waremme vivent dans un quartier dont au moins la moitié de la surface est un îlot de chaleur urbain, soit 1 habitant sur 3. Dans les quartiers les plus denses, c’est 93 % des habitants. Aucune zone « très intense » ici : tout est classé « modéré ».
2Mais pas pour tout le monde
Parmi les habitants des quartiers les plus modestes, 72 % vivent en îlot de chaleur ; parmi ceux des quartiers les plus aisés, 16 %. Les quartiers modestes sont aussi plus souvent en ville : cet écart mêle revenu et densité, trop peu de quartiers ici pour les séparer.
À retenir
Chaque chiffre de cette page est recalculé pour l’arrondissement de Waremme par un pipeline qui télécharge les fichiers officiels, enregistre leur empreinte et refait les additions. Rien n’est repris d’un communiqué ou d’un article.
Ni la pollution ni la chaleur ne sont mesurées dans chaque rue : ce sont des modèles, calés sur des stations et des simulations. Ils donnent un ordre de grandeur par quartier, pas la valeur exacte devant une maison.
Tout est rapporté au lieu de résidence. Une personne passe une grande partie de la journée ailleurs : au travail, à l’école, sur la route.
Ces chiffres décrivent ce que l’on respire et subit, pas ses effets sur la santé, qui dépendent aussi de l’âge, de la durée d’exposition et de bien d’autres facteurs.
Quand deux chiffres montent et descendent ensemble d’une commune (ou d’un quartier) à l’autre, on parle de lien. Il peut aller dans un sens (l’un monte, l’autre aussi) ou en sens inverse (l’un monte, l’autre baisse). « Très fort » : l’un permet presque de deviner l’autre. « Faible » ou « presque aucun » : ils varient chacun de leur côté. Un lien ne dit jamais lequel cause l’autre. Seuils utilisés, sur un coefficient de corrélation compris entre −1 et +1 (de Pearson, ou de rang de Spearman quand des valeurs extrêmes pourraient tout tirer ; la note de chaque graphique le précise), en valeur absolue : très fort au-delà de 0,8, fort au-delà de 0,6, net au-delà de 0,4, faible au-delà de 0,2.
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