ÉnergieWallonie · bilan 2022 · 2026-10-05

D’où vientnotre énergie ?

Ce qui entre en Wallonie, ce qui se perd en route, et ce qui arrive dans les maisons, les usines et les réservoirs.

9 %de l’énergie de la Wallonie
est produite en Wallonie
27 %se perd dans les centrales
électriques

Le bilan énergétique est publié pour toute la Wallonie : ces histoires sont les mêmes quel que soit le territoire choisi.

ISources ×
usages

D’où vient notre énergie,
et où part-elle ?

Le bilan énergétique de la Wallonie, en un seul dessin.

On entend souvent

L’énergie, c’est surtout de l’électricité.

1À première vue

Quand on parle d’énergie, on pense électricité : centrales, éoliennes, factures. En 2022, l’électricité et la chaleur livrées par réseau ne font pourtant que 21 % de l’énergie consommée en Wallonie.

L’énergie consommée, selon sa forme
consommation finale énergétique, 2022

2Le pétrole d’abord

Le pétrole arrive en tête : 38 % de l’énergie consommée, pour les voitures, les camions et le mazout de chauffage. Le gaz suit, avec 25 %. Côté usages, l’industrie pèse 34 %, le transport 27 %, les logements 26 %.

3Et en route ?

Et en route, une partie s’évapore. Les centrales reçoivent 83 TWh d’énergie et en rendent 36 TWh en électricité : 47 TWh partent en chaleur perdue, surtout dans les tours de refroidissement des centrales nucléaires. C’est 27 % de toute l’énergie qui entre en Wallonie.

Le grand flux : des sources aux usages
en térawattheures (TWh), 2022 · la largeur de chaque bande suit la quantité d’énergie
Source
SPW Énergie, bilan énergétique global de la Wallonie (réalisé par l’ICEDD).
Période
2022.
Calcul
À gauche, la consommation intérieure brute par source ; au centre, les centrales et ce qu’elles produisent ; à droite, la consommation finale par secteur. Les pertes des centrales sont l’énergie entrée moins l’énergie sortie. « Réseaux, pompage, centrales » regroupe les pertes en ligne, l’électricité utilisée par les centrales et le pompage de Coo. Les petits flux (moins de 0,05 TWh) ne sont pas dessinés.

À retenir

  • L’électricité ne fait qu’une part de l’énergie consommée : le pétrole et le gaz restent devant.
  • 27 % de l’énergie qui entre en Wallonie se perd dans la production d’électricité, avant d’arriver chez qui que ce soit.
  • Ce bilan est celui de 2022. Le bilan suivant existe mais n’a pas pu être récupéré : le site du SPW Énergie refusait les connexions. Les arrêts de réacteurs nucléaires depuis 2023 changent déjà ces proportions.
IIProduction ×
importations

Quelle part de notre énergie
produisons-nous nous-mêmes ?

La Wallonie exporte de l’électricité. Est-elle pour autant autonome ?

On entend souvent

La Wallonie produit assez d’électricité : elle est autonome en énergie.

1À première vue

La Wallonie produit plus d’électricité qu’elle n’en consomme : en 2022, elle en a exporté 8,0 TWh vers le reste du pays et l’étranger. Une région exportatrice, à première vue.

Électricité produite et exportée, 2022

2Mais à la source

Mais l’électricité n’est qu’une étape. Ce qui sort vraiment du sol, du vent, du soleil et des forêts wallonnes pèse 16 TWh, soit 9 % de l’énergie dont la Wallonie a besoin. Le reste, 161 TWh, est importé : pétrole, gaz, uranium.

D’où vient l’énergie dont la Wallonie a besoin
part de la consommation intérieure brute

3Et l’électricité ?

Même l’électricité « wallonne » vient surtout de combustibles importés : 57 % des centrales nucléaires de Tihange, alimentées en uranium, 15 % des centrales au gaz. L’éolien, le solaire et l’hydraulique en fournissent 12 %.

Électricité produite en Wallonie, selon la filière

À retenir

  • La Wallonie importe l’essentiel de son énergie : sa propre production couvre 9 % de ses besoins.
  • Exporter de l’électricité ne veut pas dire être autonome : le combustible des centrales vient d’ailleurs.
  • Les bilans régionaux comptent l’uranium comme une importation. Eurostat compte au contraire le nucléaire comme une production nationale : les chiffres d’autonomie ne se comparent pas d’une source à l’autre.

La méthode

Chaque chiffre de cette page est recalculé pour l’arrondissement de La Louvière par un pipeline qui télécharge les fichiers officiels, enregistre leur empreinte et refait les additions. Rien n’est repris d’un communiqué ou d’un article.

Un bilan, une année

Le bilan énergétique suit chaque produit, de son entrée en Wallonie à son usage. Il est publié une fois par an, avec deux ans de décalage.

L’uranium compte comme une importation

Dans les bilans régionaux, la chaleur des réacteurs nucléaires est comptée comme de l’énergie importée. Eurostat la compte comme une production nationale.

Pertes ne veut pas dire gaspillage

Une centrale thermique rejette toujours une partie de la chaleur : c’est la physique. Le chiffre dit où l’énergie se perd, pas qui la gaspille.

Comment lire « un lien fort »

Quand deux chiffres montent et descendent ensemble d’une commune (ou d’un quartier) à l’autre, on parle de lien. Il peut aller dans un sens (l’un monte, l’autre aussi) ou en sens inverse (l’un monte, l’autre baisse). « Très fort » : l’un permet presque de deviner l’autre. « Faible » ou « presque aucun » : ils varient chacun de leur côté. Un lien ne dit jamais lequel cause l’autre. Seuils utilisés, sur un coefficient de corrélation compris entre −1 et +1 (de Pearson, ou de rang de Spearman quand des valeurs extrêmes pourraient tout tirer ; la note de chaque graphique le précise), en valeur absolue : très fort au-delà de 0,8, fort au-delà de 0,6, net au-delà de 0,4, faible au-delà de 0,2.

Données générées le 2026-10-05 · géographie communale 2025 (261 communes depuis la fusion de Bastogne et Bertogne ; certaines séries 2000-2024 comptent encore les 262 communes d’avant) · Les jeux Statbel sont réutilisables librement, y compris à des fins commerciales, moyennant mention de la source. Les jeux WalStat sont diffusés via le portail open data de la Wallonie.