Pauvreté, chômage, énergie : trois façons de manquer dans l’arrondissement de La Louvière, lues commune par commune puis quartier par quartier, là où les moyennes cessent de protéger.
On entend souvent
Une commune riche n’a pas de pauvres.
1À première vue
L’arrondissement de La Louvière compte trop peu de communes pour les comparer par groupes : l’histoire se lit ici commune par commune. Pour une lecture plus solide, ouvrez-la à l’échelle de la province ou de la Wallonie.
2Commune par commune
Selon la mesure administrative de Statbel, 1 habitant sur 6 dans l’arrondissement de La Louvière vit sous le seuil de risque de pauvreté : un revenu disponible inférieur à 60 % du revenu médian belge. L’arrondissement de La Louvière compte trop peu de communes (4) pour mesurer un lien entre revenu et pauvreté. L’écart se lit aussi dans la dispersion : à La Louvière, au moins 1 108 € par mois séparent le quart le plus modeste des habitants du quart le plus aisé. Un même revenu médian peut cacher des vies très différentes.
À retenir
On entend souvent
Le chômage d’une commune, c’est le chômage de tous ses quartiers.
1Vu de loin
À l’échelle des communes, le chômage va de 10,2 % à 18,3 % parmi ces communes.
2Mais quartier par quartier
Au recensement de 2021, 1 actif sur 6 dans l’arrondissement de La Louvière était au chômage. Ce taux est une moyenne : aucun quartier ne le vit tel quel. À La Louvière, selon le quartier, on passe de 1 actif sur 23 au chômage à 1 actif sur 2, dans la même commune. Sur 4 communes d’au moins cinq quartiers recensés, 3 en comptent au moins un où le chômage est au moins deux fois plus fréquent que dans l’ensemble de la commune.
À retenir
On entend souvent
Les compteurs à budget suivent exactement la pauvreté.
1À première vue
L’arrondissement de La Louvière compte trop peu de communes pour les comparer par groupes : l’histoire se lit ici commune par commune. Pour une lecture plus solide, ouvrez-la à l’échelle de la province ou de la Wallonie.
2Commune par commune
Dans l’arrondissement de La Louvière, 1 compteur électrique sur 17 fonctionne en prépaiement : il faut recharger avant de consommer. Le plus souvent, c’est le fournisseur qui le fait placer après des factures impayées. Ce n’est pas une coupure, mais le signe de difficultés de paiement. L’arrondissement de La Louvière compte trop peu de communes pour mesurer un lien avec la part des assurés au statut BIM, qui donne droit à un meilleur remboursement des soins de santé (1 assuré sur 3). Les communes au-dessus de la courbe sont l’information : à La Louvière, 1 compteur sur 15 est à prépaiement ; dans les communes wallonnes aussi précaires, c’est 1 compteur sur 23. Pourquoi ? Ces données ne le disent pas : chauffage électrique, pratiques des fournisseurs ou état des logements sont des pistes, pas des conclusions.
À retenir
On entend souvent
Pauvreté, chômage et précarité énergétique touchent les mêmes communes.
1À première vue
L’arrondissement de La Louvière compte trop peu de communes pour les comparer par groupes : l’histoire se lit ici commune par commune. Pour une lecture plus solide, ouvrez-la à l’échelle de la province ou de la Wallonie.
2Commune par commune
Basculez d’un indicateur à l’autre. En tête : La Louvière pour le risque de pauvreté, le chômage et les compteurs à budget. Une commune est dans le quart le plus exposé sur les trois à la fois : La Louvière.
À retenir
Chaque chiffre de cette page est recalculé pour l’arrondissement de La Louvière par un pipeline qui télécharge les fichiers officiels, enregistre leur empreinte et refait les additions. Rien n’est repris d’un communiqué ou d’un article.
Le taux de risque de pauvreté se mesure contre 60 % du revenu médian belge. Une commune « pauvre » l’est au regard du pays entier, pas de ses voisines.
Ce taux vient des registres (Statbel, revenu disponible administratif 2023). Le taux officiel de risque de pauvreté de la Belgique, des régions et des provinces est celui de l’enquête européenne SILC : Statbel précise que les chiffres communaux ne le remplacent pas et que leurs totaux régionaux ne servent que de repère. Les deux chiffres ne se comparent donc pas.
Il s’agit du revenu disponible du ménage, ramené à un adulte seul (revenu « équivalent ») : la moitié des habitants vit dans un ménage au revenu équivalent plus élevé. Dans les communes frontalières du Grand-Duché, beaucoup d’habitants travaillent au Luxembourg : la façon dont ces revenus sont saisis peut peser sur le revenu et le taux de pauvreté mesurés.
Le Census 2021 approche la définition internationale du chômage (BIT) à partir des registres, et compte donc aussi les demandeurs d’emploi inoccupés. Son taux reste différent du chômage administratif et du chômage mesuré par l’enquête sur les forces de travail, mais il permet de descendre au secteur statistique.
Un « quartier » est ici un secteur statistique de Statbel. Les secteurs « non localisables » sont écartés. Un taux de quartier n’est cité ou dessiné que s’il repose sur au moins 100 actifs et 5 chômeurs : à Mons, le secteur du SHAPE affichait 0,4 % sur une seule personne.
Statbel publie encore Bastogne et Bertogne séparément pour les revenus 2023. Le taux de pauvreté est recomposé exactement ; le revenu médian est approché par la moyenne des deux médianes pondérée par la population.
Selon la CWaPE et l’IWEPS, le compteur à budget est le plus souvent placé à la demande du fournisseur d’énergie après un défaut de paiement ; les demandes du CPAS ou du client lui-même sont bien moins fréquentes. Il signale une difficulté de paiement passée ou présente, pas une coupure. Les clients protégés disposent d’un limiteur de puissance, compté dans l’indicateur. Dénominateur : points de fourniture résidentiels actifs en électricité.
Quand deux chiffres montent et descendent ensemble d’une commune (ou d’un quartier) à l’autre, on parle de lien. Il peut aller dans un sens (l’un monte, l’autre aussi) ou en sens inverse (l’un monte, l’autre baisse). « Très fort » : l’un permet presque de deviner l’autre. « Faible » ou « presque aucun » : ils varient chacun de leur côté. Un lien ne dit jamais lequel cause l’autre. Seuils utilisés, sur un coefficient de corrélation compris entre −1 et +1 (de Pearson, ou de rang de Spearman quand des valeurs extrêmes pourraient tout tirer ; la note de chaque graphique le précise), en valeur absolue : très fort au-delà de 0,8, fort au-delà de 0,6, net au-delà de 0,4, faible au-delà de 0,2.
Données générées le 2026-09-28 · géographie communale 2025 (261 communes depuis la fusion de Bastogne et Bertogne ; certaines séries 2000-2024 comptent encore les 262 communes d’avant) · Les jeux Statbel sont réutilisables librement, y compris à des fins commerciales, moyennant mention de la source. Les jeux WalStat sont diffusés via le portail open data de la Wallonie.