Ce que sont devenues les fermes de l’arrondissement de Philippeville depuis 1980, et où vivent les bêtes.
On entend souvent
Les fermes disparaissent, et les terres agricoles avec elles.
1À première vue
1 383 exploitations en 1980, 501 en 2025. Les fermes disparaissent : l’idée semble tenir.
2Mais la terre
En 1980, l’arrondissement de Philippeville comptait 1 383 exploitations agricoles. En 2025, 501, 2,8 fois moins. La surface agricole, elle, a reculé : 37 019 hectares cultivés ou pâturés au départ, 34 654 aujourd’hui (−6 %). Moins de fermes, plus grandes : la taille moyenne passe de 27 à 69 hectares. Chaque ferme compte au siège de l’exploitation, pas là où se trouvent ses champs.
À retenir
On entend souvent
En Wallonie, il y a bien plus d’habitants que de vaches.
1À première vue
L’arrondissement de Philippeville compte 66 840 habitants et 44 483 bovins : 6,7 bovins pour 10 habitants. À cette échelle, l’écart est déjà faible.
2Mais pas partout
L’arrondissement de Philippeville compte 44 483 bovins pour 66 840 habitants, soit 6,7 bovins pour 10 habitants. À Doische, on compte 1,5 bovin par habitant ; suivent Philippeville et Cerfontaine. On compte aussi 854 505 volailles, mais leur comptage a changé en 2018 (animaux déclarés même pendant le vide sanitaire) : pas de comparaison avec les années anciennes. Basculez la carte : bovins, porcs, volailles, chaque élevage a sa géographie.
À retenir
Des prairies, des céréales, des betteraves. Et nos légumes ?
On entend souvent
La campagne wallonne, c’est notre potager.
1À première vue
En 2025, les exploitations agricoles de l’arrondissement de Philippeville cultivent ou font pâturer 34 654 hectares, 38 % du territoire. De quoi remplir bien des assiettes.
2Mais que pousse-t-il ?
L’herbe et les fourrages, qui nourrissent d’abord les animaux, en occupent 57 %. Les céréales 27 %, les betteraves, la chicorée, le lin et le colza 7 %, les pommes de terre 4 %. Les légumes, les vergers et les petits fruits : 0,3 %, moins d’un hectare sur 100.
À retenir
Les jardins couvrent bien plus de terre que les champs de fruits et légumes.
On entend souvent
Les légumes, c’est l’affaire des agriculteurs.
1À première vue
Les exploitations agricoles de l’arrondissement de Philippeville cultivent 91 hectares de légumes, de vergers et de petits fruits, soit 14 m² par habitant. Ici, les champs de légumes sont rares : la terre agricole va surtout à l’herbe.
2Mais regardons les jardins
Les jardins, pelouses et bosquets des terrains bâtis de l’arrondissement de Philippeville couvrent de l’ordre de 4 600 hectares : 51 fois plus. Chaque pour cent de ces surfaces représente environ 46 hectares, 51 % de tout ce que les fermes de l’arrondissement de Philippeville consacrent aux fruits et légumes.
À retenir
Chaque chiffre de cette page est recalculé pour l’arrondissement de Philippeville par un pipeline qui télécharge les fichiers officiels, enregistre leur empreinte et refait les additions. Rien n’est repris d’un communiqué ou d’un article.
Une exploitation est comptée dans la commune de son siège. Ses parcelles et ses bêtes peuvent se trouver dans la commune voisine.
Recensements exhaustifs (dont 2010 et 2020), enquêtes entre deux, et en 2025 des données administratives (Sanitel pour les bovins et les porcs). En 2018, les volailles sont comptées même pendant le vide sanitaire et la définition de l’agriculteur actif change. Les seuils pour compter une exploitation ont aussi évolué : 1980 et 2025 se comparent en ordre de grandeur.
Quand trop peu d’exploitations permettraient de reconnaître un agriculteur, Statbel masque la commune. Selon l’année, 1 à 10 communes wallonnes sont concernées ; elles manquent aux totaux.
Quand deux chiffres montent et descendent ensemble d’une commune (ou d’un quartier) à l’autre, on parle de lien. Il peut aller dans un sens (l’un monte, l’autre aussi) ou en sens inverse (l’un monte, l’autre baisse). « Très fort » : l’un permet presque de deviner l’autre. « Faible » ou « presque aucun » : ils varient chacun de leur côté. Un lien ne dit jamais lequel cause l’autre. Seuils utilisés, sur un coefficient de corrélation compris entre −1 et +1 (de Pearson, ou de rang de Spearman quand des valeurs extrêmes pourraient tout tirer ; la note de chaque graphique le précise), en valeur absolue : très fort au-delà de 0,8, fort au-delà de 0,6, net au-delà de 0,4, faible au-delà de 0,2.
Données générées le 2026-09-28 · géographie communale 2025 (261 communes depuis la fusion de Bastogne et Bertogne ; certaines séries 2000-2024 comptent encore les 262 communes d’avant) · Les jeux Statbel sont réutilisables librement, y compris à des fins commerciales, moyennant mention de la source. Les jeux WalStat sont diffusés via le portail open data de la Wallonie.